Un roi ferme les temples de tous les dieux et déclare qu’il n’y en a qu’un.
Amenhotep IV prend le nom d’Akhénaton, celui qui est utile à Aton, et quitte Thèbes pour fonder une ville neuve en plein désert : Akhet-Aton, l’horizon du disque. À ses côtés Néfertiti n’est pas une figurante. Les reliefs la montrent faisant l’offrande elle-même, geste réservé au roi, et certains la montrent seule devant le disque.
Aton n’a plus de visage humain, plus d’animal, plus de statue. C’est un disque, et de ce disque descendent de longs rayons droits qui se terminent chacun par une main. La divinité ne se représente plus : elle touche. C’est la première fois, dans l’histoire écrite, qu’un dieu unique est proclamé.
La révolution dure dix-sept ans. Après sa mort, on martèle son nom sur les murs pour l’effacer du temps, et le monde revient à ses anciens dieux. Le Grand Hymne à Aton, lui, a survécu.